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lundi 10 août 2015

Les indépendantistes corses veulent accéder au pouvoirs par les urnes | LCP.fr | LCP Assemblée nationale

Les indépendantistes corses veulent accéder au pouvoirs par les urnes | LCP.fr | LCP Assemblée nationale

Les indépendantistes corses du parti Corsica Libera ont réaffirmé dimanche à Corte (Haute-Corse) leur volonté de prendre le pouvoir par les urnes, considérant que leurs idées sont devenues "majoritaires" au sein de la société insulaire.

"La bataille menée depuis 40 ans a été gagnée", a lancé à la tribune des "Journées internationales" du parti Corsica Libera à Corte le dirigeant de Corsica Libera, Jean-Guy Talamoni.
M. Talamoni, l’un des quatre élus indépendantistes à l’Assemblée de Corse, a souligné dans son discours de clôture de cette grand-messe nationaliste à l’Université de Corse Pascal-Paoli, que durant la mandature écoulée, depuis 2010, "nos idées sont devenues majoritaires au sein de la société corse et même de la classe politique insulaire".
Il a notamment rappelé que depuis 2010, l’assemblée territoriale, à majorité de gauche, a voté, parfois avec une large majorité, une série de réformes de fond initiées par le parti indépendantiste.
Lançant la campagne pour les territoriales, les dirigeants indépendantistes ont ainsi évoqué dans la capitale historique de la Corse les votes sur la co-officialité de la langue corse et l’instauration d’un statut de résident pour acquérir un bien immobilier dans l’île pour tenter de freiner la spéculation.
Ils ont aussi mentionné les scrutins sur une réforme pour une fiscalité adaptée et une autre sur la fusion des deux départements en une seule collectivité. Seule cette dernière réforme a été validée par le gouvernement qui n’a pas donné suite aux autres.
Pour faire "prévaloir sur le droit français la volonté politique démocratiquement exprimée par l’Assemblée de Corse", M. Talamoni a considéré que "la désobéissance civile à la loi française, au nom du droit corse, peut constituer une solution transitoire pour freiner la démarche de dépossession".
Il a notamment appelé les maires, agents immobiliers et notaires insulaires à dissuader les acheteurs continentaux et étrangers de s’installer en Corse.
"Les nationalistes, désormais aux portes du pouvoir, ont l’intention bien affirmée de remettre en question les achats de biens immobiliers à des non-résidents", a ajouté le dirigeant indépendantiste.

- Hommage au FLNC -

Il a aussi évoqué le silence du gouvernement sur une demande d’amnistie pour la dizaine de prisonniers "politiques" corses votée à la quasi unanimité (47 voix sur 51) par l’assemblée territoriale.
Ces "journées", qui ont marqué le lancement de la campagne électorale de Corsica Libera pour les territoriales de décembre, ont permis aux dirigeants indépendantistes de s’entretenir avec ceux de la coalition nationaliste dite modérée Femu a Corsica (Faisons la Corse, 11 élus sur 51 à l’Assemblée) d’un éventuel rapprochement.
Les deux formations, qui on fait part de convergences sur les principaux dossiers, ont décidé de poursuivre les contacts.
Cette convergence est facilitée, ont commenté des participants à la réunion, par l’annonce du dépôt des armes, il y a un an, par le Front de libération nationale de la Corse (FLNC) sur laquelle le gouvernement n’a fait aucun commentaire.
L’hommage rendu "à nos amis, les militants du FLNC", par M. Talamoni a été longuement acclamé par les centaines de militants et sympathisants réunis à Corte.
"Nous sommes prêts à discuter et à passer un accord avec d’autres forces politiques, mais sur la base d’un projet et non d’une simple répartition de sièges", a souligné M. Talamoni.
Pour "participer au gouvernement de la Corse de demain en voie de réappropriation de ses droits nationaux", il a toutefois rejeté l’idée d’être "associés à la gestion de la Corse française et clientéliste, moyennant un ou deux sièges à l’exécutif" territorial.
La situation en Catalogne et en Écosse, dont des dirigeants indépendantistes avaient été invités à Corte, a été longuement évoquée lors de ces "Journées internationales".
"Dans quelques années, la même questions sera en débat pour la Corse (…) dans le cadre d’une Europe nouvelle qui ne serait plus cette Europe de la police et de la finance", a lancé M. Talamoni.